La courbe du chômage n’a rien d’une abstraction : elle bouscule des parcours, bouleverse des habitudes et questionne l’avenir professionnel de milliers de personnes. Face à la raréfaction des offres, beaucoup refusent d’attendre un hypothétique appel. Ils prennent les devants et cherchent à se former, à rebattre les cartes de leur vie active. Entrons dans les détails concrets des possibilités offertes à celles et ceux qui veulent profiter de cette période pour se réinventer.
Les différentes formations accessibles aux personnes en recherche d’emploi
Lorsque le contrat de travail s’arrête, l’indemnisation versée par l’État permet de garder la tête hors de l’eau. Mais pour beaucoup, ce filet de sécurité devient une rampe de lancement. De nombreux demandeurs d’emploi choisissent d’élargir leurs horizons : certains approfondissent leur domaine initial, d’autres s’orientent vers une toute nouvelle voie. Les motivations varient : décrocher un diplôme reconnu, acquérir une compétence recherchée, ou encore faire reconnaître officiellement son expérience passée.
Les conditions d’accès à ces formations ne sont pas figées. Tout dépend du projet, du statut du demandeur, et de la formation visée. Plusieurs dispositifs sont là pour soutenir cette démarche. Pôle emploi joue un rôle central, en orientant et en accompagnant, mais aussi en mobilisant des financements. D’autres acteurs entrent en scène : opérateurs de compétences (OPCO), partenaires associatifs, ou organismes publics. Ils participent au financement et à l’organisation des formations.
Concrètement, les formations accessibles englobent plusieurs formats. Voici les grandes options qui s’offrent à un demandeur d’emploi :
- Stages pratiques en entreprise pour acquérir de l’expérience sur le terrain
- Cours théoriques, à distance ou en salle, pour maîtriser de nouveaux savoirs
- Contrats en alternance, via l’apprentissage ou la professionnalisation, qui combinent formation et pratique rémunérée
- Parcours de validation des acquis de l’expérience (VAE) pour transformer un vécu professionnel en certification officielle
Certains choisissent de s’insérer par le biais d’un contrat unique d’insertion, tandis que d’autres optent pour des cursus plus longs. Tout au long du parcours, une aide financière, versée par l’agence de services et de paiement (ASP), permet de suivre la formation sans sacrifier sa sécurité matérielle. Cette rémunération varie selon le type de formation et la situation personnelle.
Comment faire valider sa formation en tant que demandeur d’emploi
Pour bâtir un projet solide, le conseil en évolution professionnelle a été mis en place. Cet accompagnement, accessible à tous et entièrement gratuit, guide chaque personne dans la définition de son cap professionnel et facilite les démarches auprès de Pôle emploi. Pour que la formation soit reconnue, elle doit figurer dans le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE), élaboré avec l’appui des conseillers. Ce passage obligé garantit que la formation correspond à un objectif réaliste et qu’elle ouvre réellement des portes.
Durant la formation, le dispositif Aref (aide au retour à l’emploi formation) prend le relais de l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi). Il s’agit d’un maintien de l’indemnisation, sous certaines conditions. La formation doit durer au moins 40 heures, mais ne peut pas dépasser trois ans. C’est le cadre posé pour permettre à chacun de renforcer son employabilité sans tomber dans la précarité.
En définitive, se former durant une période de chômage ne relève ni du parcours du combattant, ni d’un privilège réservé à quelques-uns. À condition de choisir un organisme reconnu, il est possible d’ajouter une nouvelle corde à son arc, d’ouvrir des perspectives inédites ou de valider ce que l’on sait déjà faire. La période de chômage, souvent subie, peut alors devenir le terreau d’une nouvelle dynamique. Qui sait où ce virage vous mènera ?

